WERNER-OKTAVIUS
VON PIKKENDORFF, CHEVALIER TEUTONIQUE (1215 - 1267 )
En l'an 1240, le frère cadet du margrave
Karl II d'Altheim-Neufra, Werner-Oktavius, s'enrôla comme beaucoup de jeunes
nobles allemands sous la bannière blanche frappée de la croix potencée noir
et or du grand maître Hermann von Salza, entraînant avec lui, à la conquête
des marches de l'Est, une petite troupe de cousins et de parents sans
fortune. Il établit sa commanderie dans les forêts au sud de Königsberg et
la baptisa Altheimhaus. Lié par ses voeux monastiques, il n'eut pas
de postérité directe, mais suffisamment de neveux pour que le nom des
Pikkendorff se transmît de siècle en siècle dans ce qui devint plus tard la
Prusse.
( Hurrah Zara ! pages 328 à 330 et 337 )
Parmi ces Pikkendorff de Prusse, nous citerons :
KURT VON PIKKENDORFF,
JÉSUITE, ÉVÊQUE DE NAGASAKI (1692 - 1745 )
En 1639, sous les shoguns Tokugawa, le
Japon ayant cessé tout contact avec le monde extérieur, le culte catholique
fut interdit et les chrétiens du Kyûshû - les kirishita - massacrés.
Quelques centaines de survivants se réfugièrent dans les îles de Goto à
l'extrême ouest de Nagasaki. C'est en 1743 que le pape Benoît XIV ordonna au
général des jésuites de tenter une dernière mission de sauvetage auprès des
Kirishita. Sacré évêque de Nagasaki-aux-catacombes, le Père
Kurt von Pikkendorff débarqua secrètement à Goto en avril 1745. Aussitôt
dénoncé, il fut arrêté, torturé, et comme il refusait d'abjurer, crucifié.
Béatifié par le pape Jean-Paul II le 17 avril 2002, au jour anniversaire de
son matyre.
( Hurrah Zara ! pages 293 à 298 )
PRINCESSE HERMILIE
VON HOHENZOLLERN-SIGMARINGEN, NÉE COMTESSE PIKKENDORFF (1858 - 1946 )
Vivait au château de Sigmaringen quand le
maréchal Pétain, Pierre Laval, ainsi qu'une foule d'exilés ayant fui la
France pour cause de collaboration, y furent assignés à résidence par les
autorités allemandes d'août 1944 à mai 1945. Céline l'y a souvent croisée et
la décrit dans D'un Château l'autre.
( Hurrah Zara ! pages 122 à 123 )
Son frère :
AUGUST,
COMTE VON PIKKENDORFF (1860 - 1914 )
Grand propriétaire terrien en
Prusse-Orientale et seigneur d'Altheimhaus, château construit en 1720 sur
les ruines de l'ancienne commanderie teutonique de Werner-Oktavius. Il y
reçut l'impératrice d'Allemagne Augusta-Victoria en 1912. Commandant d'un
régiment d'infanterie de la garde, il fut tué à la bataille de l'Yser le 27
octobre 1914.
( Hurrah Zara ! pages 331 à 332 )
Son épouse :
BERTHA, COMTESSE
VON PIKKENDORFF, NÉE HINDENBURG (1865 - 1945 )
Refusa de quitter Altheimhaus lors de
l'exode général des populations de Prusse-Orientale en février-avril 1945.
Les Mongols mirent le feu à la demeure et elle y périt carbonisée.
( Hurrah Zara ! page 335 )
d'où un fils et un fille :
FRANZ et MARIA (voir plus loin).
AMIRAL
LOTHAR VON PIKKENDORFF (1862 - 1918 )
Frère cadet du comte August. Commandant la
division des croiseurs lourds à la bataille du Jutland le 31 mai 1916, où il
était directement opposé à son cousin l'amiral britanique lord James-Octavio
Pikkendoe (Voir branche anglaise des Pikkendorff). Assiégé avec ses
officiers sur la passerelle de son navire-amiral le cuirassé Friedrich
der Grosse par son équipage mutiné lors de la révolte des marins de Kiel
en novembre 1918, il se tira une balle dans la tête.
( Hurrah Zara ! pages 141, 142 et 199 )
Ses deux fils :
AMIRAL
GUERBRANT VON PIKKENDORFF (1884 - 1945 )
Capitaine de corvette, commandant en second
du croiseur Dresden sous les ordres du capitaine de frégate Lüdecke,
il s'illustra au Spitzberg, puis à la bataille des Falkland le 8 décembre
1914. Seul rescapé de la bataille, le Dresden se cacha plusieurs
semaines dans les canaux de Terre de Feu sans être repéré par les navires
anglais. Amiral de réserve, il reprit du service en 1944-45 comme commandant
de la place maritime de Königsberg. A la tête d'une centaine d'hommes, il
participa aux ultimes combat de la défense du port et périt revolver au
point.
( Hurrah Zara ! pages 141 et 334-335
---- Adiós, Tierra del Fuego,
pages 212 à 238 ) |
ULRICH VON PIKKENDORFF
(1884 - 1945 )
Frère du précédent. Aide de camp de
Guillaume II à bord du yacht impérial Hohenzollern lors des régates
de Kiel, il eut une liaison avec sa cousine Elena (Voir branche française
des Pikkendorff). Commandant le sous-marin U36, il fut l'un des héros
contesté de la bataille de l'Atlantique durant laquelle il torpilla
plusieurs dizaine de navires marchands. Disparu le 17 juillet 1916 entre les
îles Scilly et Ouessant après que le U36 eut été coulé au canon par le
bateau-piège Zara VI, capitaine Le Guen,
armé par Elena de Pikkendorff.
( Hurrah Zara ! pages 141 à 165, 187 à
191, 199, 257 à 260 )
PAULUS VON
PIKKENDORFF (1884 - 1945 )
Fils de Guerbrant von Pikkendorff.
Lieutenant de vaisseau. Commandant le torpilleur T 35 Marienburg, de
la Flotte de la Baltique. Le 12 avril 1945, le Marienburg fut le
dernier navire allemand à quitter sain et sauf le port de Hela, sur le golfe
de Dantzig, avec quatre cents réfugiés à bord, parmi lesquels un bébé de
cinq mois qui deviendrait plus tard le
professeur Hans
Kleinkrutzwald-Meyerhof, de l'université d'Augusta (Valduzia).
( Les Royaumes de Borée, pages
341 et 342 )
GÉNÉRAL OTTO
VON PIKKENDORFF
Ce personnage n'existe pas sous ce
prénom-là.
On ne le trouve mentionné que dans le récit du notaire
Pierre Pottier,
alias Antoine IV, roi de Patagonie, lequel a commis une double erreur.
Il s'agit en réalité du général Franz von Pikkendorff (voir
rubrique suivante), de même que la division blindée Maximilien qu'il
commandait en 1944-45 n'était pas une division SS, mais une unité régulière
de Panzers? Pour le reste, les deux rubriques se confondent.
( Le Jeu du Roi, pages 99 à 102, et
page 206 )
GÉNÉRAL
FRANZ VON PIKKENDORFF ( 1900 - 1945 )
Fils du comte August (voir plus haut).
Commandant de la division blindée Maximilien engagée dans la
contre-offensive des Ardennes (décembre 1944-janvier 1945). Il salua, lors
de la retraite, le tombeau de l'impératrice Charlotte au caveau des
Saxe-Cobourg, à Laeken, et disparut dans l'écrasement par les bombardiers
américains, le 5 mai 1945, de l'abbaye Saint-Brunon-de-Querfurt, près de
Brunswick, où il avait rassemblé ses cinq derniers chars en état de
combattre.
( Hurrah Zara !, pages 55, 102 à 105,
et 110 à 113 )
FRANZ VON
PIKKENDORFF ( 1920 - 1944 )
Lieutenant au 1er bataillon de chars du
3ème régiment Westfalen de la Ve Panzerdivision (général Hoth), il participa
à la ruée des blindés allemands en mai-juin 1940 et imposa au général Dentz,
gouverneur militaire de Paris, la restitution des étendards impériaux de
14-18 exposés aux Invalides depuis l'armistice de 1918. Franchissant un bras
de la Loire avec son peloton de chars, il y rencontra une résistance
symbolique et inattendue de la part d'une bande d'adolescents retranchés
dans une île... Blessé durant la campagne de Russie et affecté à
l'état-major parisien du général von Choltitz, il fut massacré par des
irréguliers FTP le 25 août 1944 place de la Concorde..
( L'Île bleue, pages 96 à 100, 153 à
162, 181 à 184 et 205 à 232 )
GUERBRANT VON PIKKENDORFF ( 1945 - .... )
Fils posthume du précédent. Officier de
marine marchande (Hambourg-Amerika Line). Il commandait en 1975-76 le cargo
MV Dresden sur lequel le notaire Pierre Pottier, alias Antoine IV,
roi de Patagonie, embarqua pour le cap Horn, si l'on en croit le récit du
roi.
A noter une double similitudede noms qui n'est certainement pas fortuite
: tout modeste navire marchand qu'il fût, le MV Dresden portait le
même nom que le célèbre croiseur Dresden qui s'illustra en 1914 à la
bataille des Falkland et dont le commandant en second était le capitaine de
corvette, plus tard amiral, Guerbrant von Pikkendorff (voir plus haut, à ce
nom).
( Le Jeu du Roi, pages 205 à 207 )
ZARA VON PIKKENDORFF ( 1930 -
1992 )
Comédienne, actrice de théâtre, elle
accomplit toute sa carrière à Paris, sous un pseudonyme. Sociétaire de la
Comédie Française, elle rejoignit ensuite le théâtre privé où elle joua les
premiers rôle dans de nombreuses pièces de Jean Anouilh et de Marcel Aymé.
Dernière apparition en public en 1992 dans Le Dialogue des Carmélites
où elle incarnait la prieure, Mère Henriette de Jésus. Fiancée lorsqu'elle
avait vingt ans à un jeune officier français mort en Indochine, elle fut
infirmière volontaire à l'hôpital du Val-de-Grâce, au service des grands
amputés, dans les années 50-55.
( Hurrah Zara !, pages 77 à 104 )
MARIA VON PIKKENDORFF ( 1911 -
1994 )
Fille du comte August et soeur du général.
Cavalière et journaliste. Elle quitta ses domaine d'Altheimhaus, en
Prusse-Orientale, à cheval, avec ses fermiers et ses domestiques, les
Mongols sur les talons, le 18 avril 1945, et parvint à rejoindre Hambourg,
où elle se fixa. Dès 1947, elle fonda l'hebdomadaire Die Hamburger Woche,
l'un des magazines d'informations les plus influents d'Allemagne., qu'elle
dirigea jusqu'à sa mort. Son testament ne comportait qu'une seule clause :
qu'on dispersât ses cendres au-dessus du château d'Altheimhaus.
( Hurrah Zara !, pages 104, 105, 325 et
326 )
Ses petit-fils :
FRANZ-OKTAVIUS ( 1960 -
.... ) et LOTHAR ( 1971 - .... )
En dépit des interdictions de survol des
autorités polonaises et russes, Franz-Oktavius et Lothar, tous deux pilotes
de rallye aériens, après un raid de sept heures, dispersèrent les cendres de
leur grand-mère au-dessus des ruines d'Altheimhaus.
( Hurrah Zara !, pages 325 et 326 )
GÉNÉRAL
KURT VON PIKKENDORFF ( 1903 - 1945 )
Cousin issu de germain du général Franz von
Pikkendorff. Chevalier de Malte. Arrêté par la Gestapo au lendemain du
complot von Stauffenberg et fusillé le 28
juillet 1944.
( Sire, page 19 )
CHRISTINA VON PIKKENDORFF ( 1944 -
1997 )
Épousa en 1979 le prince Robert de Bourbon
(S.A.R. la princesse Christine de Bourbon).
( Sire, page 18 et 19 )
Son fils et sa fille, jumeaux :
S.A.R. LE PRINCE PHILIPPE CHARLES FRANÇOIS HENRI JEAN ROBERT LOUIS HUGUES
PHARAMOND DE BOURBON ( 1981 - .... )
Prétendant au trône de France, sacré
secrètement roi de France à Reims le 3 février 1999.
( Sire, pages 1 à 278 )
S.A.R. LA PRINCESSE MARIE BLANCHE ANNE JEANNE CATHERINE THÉRÈSE CLOTILDE
ANTOINETTE DE BOURBON ( 1981 - .... )
( Sire, pages 1 à 278 ) |