Au XVIIe et XVIIIe siècles, quelques cadets de familles des branches d'Altheim-Neufra et de Prusse-Orientale se mirent au service de princes nordiques, notamment le grand-duc de Valduzia et quelques petits souverains baltes. A Valduzia, le français étant langue de cour, il francisèrent leur particule.

       COMTE OKTAVIUS-ULRICH DE PIKKENDORFF (1632 - 1676 )
Neveu du margrave souverain d'Altheim-Neufra Oktavius IX Friedrich. Arrivé à Valduzia en 1658, à l'âge de vingt-six ans. Le grand-duc August III le nomma chef d'escadron et commandant militaire de la place de Ragen, sur la frontière septentrionale, puis gouverneur de Ragen et colonel du régiment des éclaireurs et carabiniers. Il donna l'impulsion initiale à l'exploration de la Borée en construisant Fort-Fréchenbach et en lançant les première reconnaissances en traîneaux attelés de chevaux..
                       (
Les Royaumes de Borée, pages 9 à 86 )

Son épouse :

       CHRISTINE DE PIKKENDORFF, NÉE VON BANÉR (1638 - 1705 ? )
Veuve du capitaine baron Schwart, elle épousa Oktavius-Ulrich en 1669.
                       (
Les Royaumes de Borée, pages 69 à 86 )

Leur fils :

       HENRICK DE PIKKENDORFF (1670 - 1701 )
Capitaine au régiment des éclaireurs et carabiniers de Ragen. Participa en 1696-97 à l'expédition militaire du général von Kalb dépêchée aux frontières inexplorées de la Borée par le prince souverain de Valduzia August IV. Démissionnaire de l'armée en octobre 1697, il repartit pour la Borée avec une douzaine de compagnons dont pas un ne revint à Ragen, et ne donna plus signe de vie dès janvier 1698. Découvreur du petit homme de Borée, il mourut dans des circonstances inconnues en décembre 1699/février 1701 après avoir atteint la mer de Barentz. Son carnet de route fut retrouvé par le capitaine baleinier Korlov au printemps 1911.
                       (
Les Royaumes de Borée, pages 74 à 174 )

Son épouse :

       CORDÉLIA DE PIKKENDORFF, NÉE ? (1676 - ? )
Le moins que l'on puisse en dire, c'est qu'elle ne le rendit pas heureux...
                       (
Les Royaumes de Borée, pages 127 à 130 )

Son fils :

       FRANZ DE PIKKENDORFF (1697 - 1763 ? )
Il ne connut pas son père qui partit pour la Borée le jour même où il reçut la nouvelle de sa naissance le 23 octobre 1697. Élevé par sa grand-mère la comtesse de Pikkendorff au château de Saint-Fulberg, dans le sud du grand-duché, il fut le dépositaire et le relais avec les générations à venir des traditions chamaniques du petit homme de Borée..
                       (
Les Royaumes de Borée, pages 130 et 184 )

       BRIGADIER-GÉNÉRAL TRISTAN DE PIKKENDORFF (1754 - 1813 )
            
Petit-fils du précédent.
Colonel du régiment des éclaireurs et carabiniers de Ragen, aide de camp du grand-duc August VII au congrès de Tilsit en 1807, où le grand-duc sortit imprudemment de sa neutralité et choisit le parti de l'empereur des Français. Nommé brigadier-général, Tristan de Pikkendorff commanda la brigade de Valduzia, au sein de la grand Armée, qui franchit le Niémen en juin 1812. Héros de la bataille de Borodino, décoré de la Légion d'honneur par Napoléon. Scandalisé par les exactions des troupes françaises à Moscou et par l'inhumanité de Napoléon, il reprit sa liberté et fit retraite vers le nord en direction de Valduzia avec les survivants de sa brigade. Vainqueur à la bataille de la Dvina (10 et 11 février 1813) - où réapparut le petit homme de Borée, face aux cosaques du Tobol, il tomba le lendemain dans une embuscade d'arrière-garde. Le lieutenant Souzda le remplaça au commandement de la brigade.
                       (
Les Royaumes de Borée, pages 184 à 247 )

Son arrière-petit-fils :

       ALTUS DE PIKKENDORFF (1826 -  ? )
Major au régiment des éclaireurs et carabiniers de Ragen. Commandant le poste fortifié d'Augusta et premier administrateur du nouveau district de Borée. Peut-être aperçut-il lui aussi le petit homme de Borée...
                       (
Les Royaumes de Borée, pages 283 et 284 )

       KLAUS DE PIKKENDORFF (1898-1945)
            
Petit-fils du précédent.
             Lieutenant au régiment des éclaireur et carabiniers de Ragen, il se rallia à la république proclamée à Valduzia en décembre 1918 après l'abdication du grand-duc, mais combattit les bolcheviks qui avaient tenté d'y prendre le pouvoir. Commandant du Corps Franc de Ragen (1919), puis colonel du régiment des éclaireurs et carabiniers. Valduzia s'étant engagé aux côtés de l'Allemagne contre l'Union Soviétique pour récupérer ses territoires perdus en 1939-40, le colonel Klaus de Pikkendorff participa en première ligne à tous les combats de Carélie et de Borée. Fusillé par les Soviétiques quand Valduzia capitula le 13 avril 1945. Avec lui s'éteignit la lignée des Pikkendorff de Valduzia. Un vol de bernaches venues du nord traça de grands cercles autour de sa dépouille...
                       (
Les Royaumes de Borée, pages 311, 312 et 326

       VÉRA DE PIKKENDORFF (1906 - 1972)
           
Soeur du précédent.
Doctoresse, chef de service de traumatologie à l'hôpital Fréchenbach de Ragen, capitaine du Corps des Lottas - service auxiliaire féminin des Armées - et médecin-chef du Ier bataillon de grenadiers valduziens de 1939 à 1945. Un petit homme de Borée, égaré sur le champ de bataille et recueilli, grièvement blessé, par les brancardiers, expira dans son ambulance sans qu'elle ait rien pu tenter pour le sauver. Demeurée célibataire, elle périt en 1972 dans un accident d'automobile. Héroïne emblématique. Pour ses obsèques nationales, toute la population de Ragen s'était massée dans les rues sur le passage du cortège.
                       (
Les Royaumes de Borée, pages 317 à 329 )
 

 

 
 

 
Introduction
Index des noms cités
ZARA
LES ARMOIRIES

BRANCHE DES PIKKENDORFF D'ALTHEIM-NEUFRA

BRANCHE PRUSSIENNE DES PIKKENDORFF

CONFINS SEPTENTRIONAUX NON IDENTIFIÉS

CONFINS CHILIENS

BRANCHE FRANÇAISE DES PIKKENDORFF

PIKKENDOE, BRANCHE ANGLAISE DES PIKKENDORFF

 
 

 

 

 

 

Adiós, Tierra del Fuego - Albin Michel, 2001

L'Anneau du Pêcheur - Albin Michel, 1995

Antibes, l'Eden retrouvé - La Table Ronde, 2001
  Anthologie sous la direction de Pierre Joannon

Hurrah Zara ! - Albin Michel, 1998

L'Île Bleue - Robert Laffont, 1998

Le Jeu du Roi - Robert Laffont, 1976

Moi, Antoine de Tounens, Roi de Patagonie - Albin Michel, 1981

Les Royaumes de Borée - Albin Michel, 1981

Sept Cavaliers Quittèrent la Ville au Crépuscule par la Porte de l'Ouest qui n'était plus Gardée - Robert Laffont, 1993

Septentrion - Robert Laffont, 1979

Sire - De Fallois, 1991

 

 
 
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